Debout les morts, de Fred Vargas

Publié le par LaClaire

http://polars.pourpres.net/img/?http://images-eu.amazon.com/images/P/2878580680.08.LZZZZZZZ.jpgDéjà lu il y a longtemps : Debout les morts, de Fred Vargas.

 

Sophia Siméonidis trompe l'ennui de son couple bourgeois en épiant ses nouveaux voisins, qui viennent d'emménager dans l'immense "baraque pourrie" qui jouxte leur propriété. Ils sont 4, dont 3 historiens à la carrière chaotique : Marc, bavard et sociable, spécialiste du Moyen-Age ; Mathias, silencieux et solide, en pointe sur la Préhistoire ; Lucien, agité et excessif, qui ne jure que par la 1ère guerre mondiale. Le quatrième est un flic ripou à la retraite, l'oncle de Marc.

 

Finalement mise en confiance par la petite bande, Sophia se confie à eux. D'origine grecque, elle était cantatrice avant de se marier avec Pierre, avec qui elle a du mal à communiquer. Elle est perturbée par l'apparition étrange d'un hêtre dans son jardin : personne n'avoue l'avoir planté, et il est apparu pendant la nuit ... Elle embauche les 3 historiens pour creuser sous l'arbre, mais ils ne trouvent rien.

 

Quelques jours plus tard, elle disparaît. Son mari ne semble pas affolé outre mesure. Mais sa grande amie Juliette, qui est aussi une voisine et tient un restaurant de la rue, s'inquiète. Les 3 amis et l'oncle policier, Vandoosler, sont gagnés par ses craintes lorsque débarque de Lyon la nièce de Sophia, Alexandra, et son fils de 5 ans. Elle devait retrouver sa tante à Paris pour démarrer une nouvelle vie. Elle est persuadée que Sophia ne l'aurait pas abandonnée ... Effectivement, le cadavre calciné de l'ex-cantatrice est retrouvé quelques jours plus tard.

 

Les historiens mobilisent leurs capacités de recherche et de déduction au service de l'enquête, épaulés par les relations de Vandoosler. L'origine du drame trouve sa source dans le passé de la belle Grecque...

 

Vargas a le chic pour imaginer des personnages en marge, qui compensent leur inaptitude sociale par une intelligence hors du commun. Ses 3 historiens passionnés en sont des exemples savoureux. L'intrigue se tient, bien que l'influence du flic à la retraite soit bien pratique pour que les détectives amateurs puissent s'immiscer dans l'enquête.

 

Dans l'ensemble, un bon roman policier original, qui se lit avec plaisir.

 

PS : en plus, ça m'a permis de m'apercevoir que le mot "debout" est un adverbe, donc invariable. Ben oui, on dit bien "elle est assise", mais pas "elle est deboute" .... Intellectuel, non ?

Publié dans Polars

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

sabine 10/04/2012 21:21

à propos de ton "PS" (non, rien à voir avec la Hollande...) : chaque fois que je tombe sur un cas comme ça, je me dis que décidément, le français est une langue difficile, et je suis contente de ne
pas avoir eu à l'apprendre comme langue étrangère !

sabine 09/04/2012 17:59

voilà, je me souvenais que plus on s'élevait dans les étages, plus la période historique étudiée était proche...

LaClaire 08/04/2012 22:00

Le rez-de-chaussée est commun, le premier pour le préhistorien, le deuxième pour le médiéviste, le troisième pour le contemporainiste (?), les combles pour le policier retraité... il n'y a pas de
sous-sol je crois.

sabine 08/04/2012 19:58

c'est l'un de mes préférés de Vargas... J'adore les 3 historiens, qui habitent cet immeuble à l'étage qui correspond à leur spécialité historique (c'est bien le préhistorien qui habite au sous-sol
?)