Le livre des enfants, de A.S. Byatt

Publié le par LaClaire

http://ecx.images-amazon.com/images/I/412jQPSsNEL._SL500_AA300_.jpgNouvelle tentative avortée avec A.S. Byatt et Le livre des enfants.

 

 

J'en ai quand même lu les 3/4 ... mais après 2 renouvellements à la bibliothèque, j'ai trouvé que je l'avais assez mobilisé !

 

L'intrigue se déroule à la fin du XIXème siècle, dans un milieu artistico - bourgeois anglais à tendance progressiste. Nous suivons sur une vingtaine d'années la vie d'une génération de jeunes issus de plusieurs familles amies :

- Olive et Humphry Wellwood : elle publie des contes pour les enfants, et lui abandonne son poste à la banque d'Angleterre pour écrire dans des journaux engagés à gauche. Ils ont une grande famille, dont s'occupe la soeur d'Olive, Violet. Les ainés sont Tom et Dorothy,

- Katherina et Basil Wellwood , le frère de Humphry, beaucoup plus traditionnalistes. Il est banquier, elle est issue d'une riche famille allemande. Leurs 2 enfants s'appellent Charles et Griselda, et sont très proches de leurs cousins.

- le major Cain, un veuf, militaire et conservateur de musée, et ses 2 enfants Julian et Florence.

- Benedict Fludd, un artiste potier génial et lunatique, marié à Seraphina ; ils ont 2 filles, Imogen et Pomona, et un fils, Geraint. Ils vivent dans une relative pauvreté, leur père sacrifiant tout à son art.

 

Un adolescent pauvre mais très doué en poterie se glisse dans ce microcosme : Philip. Sa soeur se joint à lui à la mort de sa mère, et tient le foyer des Fludd.

 

Ces enfants insouciants deviennent des jeunes gens, et se rebellent tous plus ou moins contre leur milieu ou leurs parents : Tom ne supporte pas la vie de l'internat anglais et refuse les études; à l'inverse, Dorothy veut devenir médecin, ce qui n'est pas facile à cette époque ; Charles se passionne pour les idées des communistes allemands ; Julian préfère les garçons ; Geraint rêve d'une vie stable et se lance dans une carrière à la banque...

 

Très touffu, ce roman ne se laisse pas lire aisément. Cependant, l'époque et le mileu bohème m'ont intéressés, ce qui m'a permis de m'y immerger. Le début du féminisme, la progression d'idées révolutionnaires, que ce soit dans la politique ou dans l'art... c'est intéressant, mais parfois décrit dans des chapitres carrément indigestes et qui coupent la narration.

 

Au bout de plusieurs centaines de pages, je ne suis toujours pas passionnée par ces destins, malgré la révélation de quelques secrets de famille croustillants. Seule  Dorothy m'est sympathique. Je n'arrive pas à être "en empathie" avec les personnages, du coup ils m'indiffèrent ... C'est le sentiment que j'avais déjà eu avec Une femme qui siffle.

 

Finalement, je n'accroche vraiment pas à cet auteur.

Publié dans Littérature anglaise

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